ils sont là quand on a besoin d'eux

“Mes parents ont ramené ce prénom de leurs longs voyages! Je ne possède pas un pouvoir mais plutôt un don. Ce n’est pas simple. Il faut apprendre à devenir sage. Diriger cette force. Moi, je suis très indisciplinée, je suis du «vif argent». J’ai appris progressivement à canaliser mes énergies. Les premiers signes que j’ai eu, c’est quand mon père est décédé. J’avais quatre ans et je l’ai senti partir, je savais que je ne le reverrais plus, je lui ai dit adieu! Pour moi sa mort a été quelque chose de très magnétique : ce jour là on m’avait enfermée dans ma chambre. J’ai sauté du premier étage et on m’a retrouvée allongée à côté de lui. Cette mort a été au niveau du cliché de voyance quelque chose qui m’a fortement marquée. La découverte et les contacts avec les désincarnés. C’est si merveilleux de les rencontrer. Enfant, lorsque j’était triste, au lieu de me plaindre, je me sauvais et j’allais m’assoir sur la tombe de mon père. La nuit je voyais les lumières qu’émettaient chaque tombe. Ils étaient devenus mes amis. Ca peut vous surprendre, en fait, je n’ai jamais eu peur de la mort. Pour moi c’est juste un état, on est vivant et on va vers sa mort, c’est un état après la vie. En fait, si je devais partir sur une île déserte, je n’emporterais même pas ma brosse à dents!! Il y aurait d’autres aventures qui m’attendraient, donc il faudrait que je sois disponible, en harmonie avec moi-même. Comme quand vous vous réveillez le matin et que vous vous dites: «Mon dieu, comme je suis heureuse!» Je sens constamment des guides autour de moi. Lors d’un séjour prolongé à l’hôpital vers 19 ans j’ai passé mon temps à écouter les malades. C’est là que mon rôle social a commencé. Au niveau cosmique, je suis certaine que mes guides m’ont placé dans ces situations pour prendre conscience des autres. Cela me passionnait, j’y mettait le meilleur de moi-même. Il y a des guides qui se manifestent, qui m’aident, qui me font sentir leur présence. Certaines fois en consultation, il m’arrive de prononcer des paroles dont le sens m’échappe. A ce moment, je sais que ce n’est pas moi qui parle. D’ailleurs je n’aurais jamais la prétention de dire que ça vient de moi: je suis une élève!… J’espère le rester longtemps encore parceque c’est tellement merveilleux! Mes guides, je ne leur demande rien, je ne les dérange pas, mais tous les jours ils sont là, ils viennent me dire bonjour. Cette relation avec eux, vous la faites en faisant vos courses, en rangeant la maison. Il n’y a pas de technique particulière, toute la journée est une méditation. A 21 ans, j’ai fait la connaissance d’une jeune maman, elle venait d’avoir son bébé, c’était encore dans un centre hospitalier, elle avait un petit problème d’œdème, bénin. Ça a été ma première intervention. Un jour je vois son mari et je lui dis: ‘il faut placer votre enfant, vous devez lui trouver une nourrice! Faites le tout de suite, votre femme va mourrir!’ Soudain j’ai repris mes esprits, je n’aurais pas dû lui dire… mais c’était quelque de si pressant… Cette dame mourrait huit jours après! Donc quelquefois quand un cliché se manifeste vous le regrettez avec horreur. Cela m’a confronté une deuxième fois avec la mort après celle de mon père. Par après j’ai beaucoup refoulé les clichés qui me venaient constamment. Et comme je repoussais cet état de voyance, c’est mon corps qui devenait malade! Or, si vous êtes attentive, tous les jours vous avez une révélation. Mais elles se passent de manière très très différentes selon l’objet ou la personne que vous avez en face de vous. Les meilleures voyances arrivent lorsque je sens des vibrations au niveau du ventre. Il faut que mon ventre vibre, qu’il devienne palpable. A ce moment là je sais que c’est positif, que je suis dans le vrai. Cela dépend aussi beaucoup des personnes. La voyante, ce peut être le père, la mère, le médecin, la psychologue, le confesseur… On est à l’écoute de l’autre. Les gens ont un grand besoin de dialogue qu’il ne trouve que rarement. Mais pour une bonne voyance, il faut une harmonie. La personne qui est en face de vous doit être ouverte et disponible. Si je sens une réticence chez quelqu’un, la qualité du travail s’en ressentira et la personne y perdra pour elle-même. Lorsque je suis en confiance il n’y a plus de difficultés. Sauf certaines fois où j’ai envie de tout repousser parceque je sens m on corps prendre trop de place, il grandit, il grandit… D’autres fois je suis en voyance sur une moitié de mon corps, je ressens une sorte de vrille qui m’indique que la direction est bonne. Hier je suis tombé dans un état de voyance profonde, cela m’arrive de temps en temps (et le plus souvent pour des personnes que j’aime). J’ai eu des difficultés pour remonter à la surface. Alors c’est le cœur qui prend un choc. A ce moment là, je me laisse aller tranquillement et je vais très loin. Je peux remonter deux siècles en arrière… Il n’y a plus de limites! Mon évolution s’est faite lentement. Il y a deux ans, je ne percevais pas les auras. Puis un jour, c’est arrivé d’un coup : hop! C’est un peu comme le yogi qui cherche à atteindre l’extase, il ne peut pas vous dire quand il y arrivera… C’est donc à force de travail, de concentration et d’attention que tout s’enchaîne progressivement. La voyance c’est un don qui vous vient à la naissance et qu’il faut cultiver. C’est comme l’instinct. L’instinct, tout le monde en possède un. Si on l’écoutait on connaîtrait bien des choses. L’être humain se laisse envahir, n’est plus lui-même. Il n’est plus l’enfant qu’il a été, il est tout de suite adulte. S’il n’écoutait que son instinct primaire, animal, cela lui éviteraient toutes sortes d’embûches… Au lieu de vieillir il régénèrerait ses cellules. Ma sagesse à moi est d’écouter ce qu’«ils» me disent comme un instrument consentant, un élève. Si ils me disent de ne pas rencontrer telle personne, j’écoute cette voix, même si la rencontre est d’une grande importance, même si c’est glorieux!…”

© Soldes Fins de Séries Magazine - Interview: J-Louis Sbille et Marc Borgers.

la dernière chose qu'un poisson découvrirai